Pourquoi faire aide à mémoriser ?
Découvrir les principes de l’enactment effect et de l’apprentissage incarné à partir des recherches scientifiques. Comprendre comment penser une action, l’exécuter et l’associer à une information peuvent enrichir son encodage et faciliter sa mémorisation.
Expérimenter l’apprentissage incarné (ou Enactment Effect).
Vivre soi-même plusieurs modalités d’apprentissage : écouter, observer, imaginer, manipuler, accomplir une action ou se déplacer. Comparer leur fonctionnement permet de comprendre concrètement ce que l’action peut ajouter à un apprentissage.
Donner du sens au mouvement
Apprendre à distinguer l’activité physique de l’apprentissage incarné. Il ne s’agit pas de faire bouger les élèves pour les faire bouger, mais de concevoir un geste, une action ou un déplacement qui porte quelque chose du savoir à acquérir. Les résultats de recherche montrent justement que le niveau et le caractère actif de l’engagement corporel comptent dans les effets observés.
Multiplier les chemins vers le souvenir
Associer au savoir plusieurs points d’appui : geste, espace, manipulation, mise en situation, mais aussi contexte émotionnel et repères récurrents. L’enseignant apprend ainsi à enrichir l’expérience associée à un apprentissage, plutôt qu’à multiplier artificiellement les exercices.
Ritualiser pour mieux réactiver
Construire des gestes, déplacements, mises en espace ou séquences récurrentes que l’élève pourra retrouver au moment de mobiliser une connaissance. Le corps devient alors un point d’appui pour revenir vers le savoir, et pas seulement un outil utilisé lors de sa découverte.
Transformer ses propres enseignements
Partir des programmes et des contenus réellement enseignés par les participants : une règle de grammaire, une chronologie, du vocabulaire, un concept mathématique, un texte, une langue étrangère… Concevoir puis expérimenter des outils immédiatement transposables dans sa classe.